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communiqué des JCML à propos des arrestations de PAU
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Forum des Jeunes Marxistes-Léninistes > JCML

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Kéri
Jeune Communiste Marxiste-Léniniste

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communiqué des JCML à propos des arrestations de PAU  Reply with quote  

Communiqué des JCML a propos des arrestations des camarades a PAU le mardi 17 mars


Lors d'une manifestation étudiante de nuit le mardi 17 mars, deux camarades des JCML de Pau et un militant FSE ont étaient arrêtés et emmenés manu-militari au commissariat pour subir une garde a vue de 13h avec son lot d'humiliations. Cette arrestation a eu lieu alors que la police réprimait violemment la manifestation étudiante, a coups de matraques, de bombes lacrymogènes... du jamais vu sur Pau. La répression policière s'intensifie face a une jeunesse qui se radicalise. En même temps cette répression ouvre les yeux des jeunes sur le rôle de la police et la nature de l'État. Les JCML condamnent fermement les arrestations de nos camarades et dénoncent la répression qui s'abat sur ces rangs, car ne nous trompons pas, ces arrestations étaient ciblées et politiques.

Solidarité avec nos camarades des Jeunesses Communistes Marxistes Léninistes de Pau!

PS: Nous présenterons très bientôt un compte rendu complet des événements afin d'éclaircir tous les mystères sur cette affaire.

Bureau des JCML


Post Sat 21 Mar - 16:33
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France 3 Aquitaine - Reportage avec Intervention des JMP (JCML)


Post Sun 22 Mar - 10:44
 
Kéri
Jeune Communiste Marxiste-Léniniste

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Mon témoignage perso

Sur la manifestation étudiante du 17 mars 2009 
 
 
I 
 
 
            Ce mardi 17 mars, les étudiants de l’UPPA avaient préparé comme la semaine précédente une manifestation aux flambeaux. Le 10 mars, lors de cette manif, des poubelles avaient été brûlé devant la préfecture sans intervention policière.            Le 17 mars, la situation semble alors avoir changé…On apprend au départ de la manif à 19h30 qu’un effectif important de police nous attend devant la sortie Sud du campus. On décide alors de couper par l’herbe afin de rester dans le noir, pour éviter que la police nous empêche de sortir de la faculté. Arrivés au rond point, ce sont 300 étudiants qui s’élancent dans les rues de Pau. Comme je suis au mégaphone, la police vient me voir et me dit : « la semaine dernière, ça c’est bien passé, veillez à ce qu’il en soit de même. » Puis, « quel est votre trajet ? », je répond que je ne suis pas le leader et qu’on a pas établi de trajet. La manif se met donc en marche pour le centre ville au son de « Pécresse, si tu savais… », Les premiers flambeaux illuminent la nuit  et réchauffent l’atmosphère. On joue au chat et à la souris avec la police, changement de voie et occupation des deux voies parallèles par la manif. Une première poubelle est renversée au milieu de la route, de façon totalement spontanée. Le ton est lancé. Les étudiants sont déterminés ! 5 semaines de blocage et de lutte intense sans que l’Etat ne bouge d’un poil, y en a marre de jouer au jolie pacifiste bisounours… Maintenant, on veut taper un grand coup et gagner. On s’arrête au carrefour de la rue Carnot pour allumer les derniers flambeaux ; on prend des conteneurs pour faire du bruit avec. L’ambiance est bonne enfant. Notre jeunesse prend une grande part dans le cortège afin de pousser les étudiants à durcir le rapport de force, comme en même temps, nous essayons de politiser un maximum d’étudiants…
            Arrivés devant la préfecture, nous faisons brûler des cartons (une poubelle avait été incendié à l’entrée de la rue Serviez et la semaine d’avant, ce sont bel et bien des poubelles qui avaient brûlé devant la préfecture !!) au son de diverses slogans…Cela se fait dans la bonne humeur. C’est alors que la police intervient pour arrêter ce feu, jouant la provocation, venant piétiner le feu…Du coups, la tension devient palpable envers les forces de police (A bas l’Etat policier est crié) et une bonne partie des étudiants est prêt à rallumer le feu, ce à quoi encouragent les jeunes marxistes. On fait du mieux pour organiser cela, c’est annoncé au mégaphone et le feu repart de plus belle avec des danses à coté du feu. La police ne peut nous charger car les flambeaux sont encore allumés…Derrière les grilles de la préfecture se trouve une rangé de CRS équipés de boucliers… (La semaine d’avant nous avions accroché des fleurs sur ces mêmes grilles !).
            Après cela, on nous suggère de faire le tour des bars comme nous sommes le soir de la saint Patrick, beaucoup d’étudiants la fêtant. C’est alors que le cortège repart au combat. Il nous faut un quart d’heure à demi heure de marche pour atteindre le Triangle où se situent de nombreux bars palois…C’est à cet instant précis qu’un camarade de la Fédération Syndicale Etudiante est arrêté et embarqué par la police alors qu’il essayait d’allumer un feu de carton. A cet instant précis, je me situé en milieu de manif avec mes camarades de la jeunesse marxiste de Pau. Le camarade arrêté étant à la fin, des étudiants sont remontés nous prévenir qu’il se passait des choses graves à l’arrière. Au début, j’ai annoncé au mégaphone qu’il s’agissait d’une bagarre, puis arrivés sur place, nous avons compris qu’il s’agissait d’une arrestation. Déjà des camarades s’étaient mis autour du véhicule pour l’empêcher de partir. Les camarades des JMP les ont rejoint et je suis parti gueuler que Loïc s’était fait embarquer et qu’il fallait venir l’aider. Là d’autres étudiants sont accourus pour nous aider. Alors les policiers interviennent pour nous faire sortir, ils nous lancent des gaz lacrymos, en matraquent certains, en bousculent d’autres…Belle violence policière… Mais les étudiants continuent à empêcher la voiture de s’en aller, formant un cercle autour. J’étais moi-même sur le côté latéral de la voiture criant au mégaphone « a bas l’Etat policier » et essayant de libérer Loïc, encourageant aussi les autres à le libérer et à venir nous aider…
            A ce moment, j’ai vu un motard arriver comme un dingue, il venait sur moi à une allure élevée. J’ai juste eu le temps de l’éviter de justesse. En même temps, le motard m’a bousculé au vol et m’a gueulé « on va te casser la gueule ». Là, les policiers se jettent sur moi et je me débat au milieu des gaz pour leur échapper. J’hurle à l’aide mais personne ne parvient à me libérer. Apparemment, la police a formé un cercle autour de moi. J’ai encore le mégaphone en main et il faut que je m’en débarrasse pour ne pas qu’ils le cassent. C’est alors que j’arrive avec quelques coups à me détacher quelques instants des policiers et je parviens à le donner à quelqu’un qui n’est pas en danger d’arrestation. J’ai juste eu le temps de faire cela que la police me rattrape par le cou même si je me débat. Enfin la police parvient à me mettre à terre, face contre sol, pour que j’arrête de me débattre, les policiers me tordent le bras. Là ils parviennent à m’immobiliser et je vois alors la scène, ce qu’il se passe autour…Le temps paraît déjà beaucoup plus long. J’aperçoit mon camarade Paul qu’ils ont aussi attrapé (je murmure à terre, « oh non pas dude ») et je vois M. qui à l’air sous le choc et ne peut plus bouger. Là les menottes arrivent, d’abord la main gauche où on me les serre beaucoup trop, puis la main droite, puis à ce moment là, un policier arrive et me plaque d’un coup sec le front contre le goudron…Violence inouïe et haine des étudiants, voila la méthode de l’Etat policier…
 

(Les autres étudiants ont subi gaz lacrymos et matraques, un 3ème membre de la JCML-Pau a failli se faire interpellé ; pour la première fois dans le syndicalisme étudiant palois, des jeunes vont être mis en garde à vue…)
 

II 
 
 
            - Dans la voitureUne fois que la police parvient à me mettre dans la voiture, ils m’emmènent au commissariat. Et cela est chose difficile puisque les étudiants résistent encore et empêchent les voitures de partir (seule celle de Paul a pu partir). La policière crie dans le talkie et dit à la voiture d’à côté : « si t’arrives pas à partir, écrase les, on s’en fou, il faut faire vite »…Et mon véhicule s’élance à son tour dans les rues de Pau, nous sommes les derniers à partir. Dans la voiture débutent menaces et provocations de la part de la police : « tu vas payer crois moi », « personne ne te soutiendra, tu te retrouveras seul ! », « tu mangeras pour les autres »…etc. Arrivés au commissariat ils me disent, « de toute façon, t’es un communiste ! » et là je leur répond calmement : « non terroriste comme en 40 »…
 

            - Dans le commissariat
A l’arrivée au commissariat, j’ai le sourire aux lèvres ce qui énerve les policiers : « qu’est ce que t’as à sourire, tu souriras moins quand tu vas prendre !! »… De nouveaux policiers m’ont pris en charge, et me fouille les poches, me mettent à poil (caleçon aux chevilles). Cela peut paraître humiliant mais ma haine m’a enlevé toute fausse pudeur. Là, ils me traitent d’anarchistes et je leur répond avec le sourire « je crois pas non ! » Ces remarques et mon sourire ne leur plaisent pas. Ils me mettent alors en cellule d’écrou, la pire cellule de garde à vue puisque c’est une cellule d’isolement. Cette cellule est petite, la lumière toujours allumée, le « lit » est une caillasse, froide, les toilettes sont turques, sans chasse, l’odeur de l’urine règne dans la cellule ; mes yeux piquent, mes lèvres sont brûlantes, ce sont les effets des lacrymaux, mon bras gauche ensanglanté au coude, j’ai les traces rouges des menottes sur mes poignés, des courbatures partout ! J’en profite d’être seul pour faire quelques étirements, à préparer mes potentielles réponses, histoire de faire passer le temps. Ainsi, je me calme et me relaxe avant que la police m’interroge. Quelques temps après (je ne saurais dire étant donné que sans rien, j’ai complètement perdu toute notion de temps), on vient me chercher et on me présente à l’officier de PJ. Il me demande mon identité et je lui dit qu’il n’a qu’à regarder mes papiers, puisqu’ils me les ont confisqué…Furieux il me prend par le cou et m’emmène dans son bureau où le commissaire de Pau vient aussi pour me donner des leçons !!! Je n’ai pas peur d’eux, leur colère paraît fausse, encore faut il s’être déjà frotté à eux pour le comprendre…Ainsi, je demande un avocat et l’officier me ramène aussi furieux dans ma cellule qu’il referme avec violence… Vers je ne sais qu’elle heure, on vient me chercher pour l’avocat, je m’informe sur mes droits et lui demande de l’eau, que la police ne peut refuser à me donner…Passant devant la cellule de Loïc il en demande et je m’écris au gardien que mon camarade en veut aussi. Il m’a dit d’accord. Je rentre dans la cellule et réfléchis à ce qu’il convient de répondre, qu’elle attitude avoir devant l’officier. Le mieux étant sûrement de me faire passer pour quelqu’un qui ne va jamais en manifestation ou rarement, et qui se retrouve là par hasard, en tout cas c’est qu’il a dû se sortir de mon interrogatoire…J’ai tout de même assister à ce qu’est en pratique la bureaucratie policière : une personne venant se plaindre qu’un homme a sortie la machette devant lui, cet homme est en état d’ivresse et conduisait, et chance pour lui, il travaillait à la maison d’arrêt, il n’aura rien !!! Scandaleux non ? Qui était le plus dangereux, nous qui aidions un camarade qui n’avait rien fait ? Ou cet homme qui a failli agressé à coups de machette et qui conduisait en état d’ivresse et aurait très bien pu tuer des innocents (n’est ce pas la propagande de l’Etat qui diffuse ces images ?) ?? En tout cas le commissaire m’accuse d’incitation à la rébellion avec le mégaphone et détérioration d’une voiture de police (porte cassée, coup de pied dans la voiture). La deuxième affirmation est totalement erronée, les photos le prouvent. La police est obligée de mentir pour justifier mon arrestation qui est en fait purement politique ! Mon interrogatoire dure ½ heure et l’officier se montre plutôt conciliant, apaise les choses (c’est la pédagogie qu’on appelle ça, pour que les gens se montrent conciliants !), il me parle de ses filles…Il est tellement conciliant que j’en ai fait une erreur tactique, je lui ai dit avoir appeler les autres à aider Loïc !! Grave erreur que je reconnais. Je n’aurais rien dû déclarer à cela. Mais j’apprend que Loïc a avoué (est ce pour me faire dire des choses qu’il me dit cela ? apparemment, il a réellement avoué)…En tout cas de mon côté, je balance rien, ni sur Paul, ni sur Loïc…Les questions se sont bornées à la manif d’aujourd’hui, rien sur mon travail politique et militant. On me remet alors en cellule pour la nuit…Une nuit sûrement inoubliable. Toute la nuit, des cris venant des autres cellules, comme si des personnes étaient sur le devant de la mort…La lumière empêche de dormir, le sol est trop dur, la caillasse trop froide, toujours cette odeur d’urine qui vous monte au cerveau et vous prend le nez. Pas de mouchoir : obligé de renifler. Pas de couverture, il n’y en avait que deux, elles sont déjà prises, je suis en tee shirt, et quel froid fait il…Le froid est à l’image de la police et du régime politique. Le temps passe, mais je n’ai aucune idée de la vitesse dont il passe…être seul, sans rien, que c’est difficile de tenir, sans rien, rien pour s’occuper, pour que ses pensées s’évadent ailleurs…mon cerveau ne se concentre que sur cette arrestation et il tente de calculer inlassablement le temps qu’il me reste avant de pouvoir enfin sortir de cette cellule (48 heures de garde à vue sont possibles, 96 mais je ne suis tout de même pas un terroriste !!). Quelque chose à lire, j’aurais tant aimé quelque chose à lire, n’importe quoi, le guide de la police s’il avait fallu, mais de quoi se changer les idées et passer le temps… J’arrive à dormir une à deux heures, le froid faisant que je me réveille environ chaque demi heure. J’entend une voix de femme, la relève…Il doit bien être 6h, j’entend Loïc qui demande, elle répond. 4h50, la galère n’est pas terminée. Ça peut paraître fou mais je pense aux enseignements pratique de l’Etat et la révolution…Lénine avait raison lorsqu’il analysait l’appareil de répression de l’Etat comme chien de garde du capital. L’heure tourne, le petit déjeuner arrive à 7h30…Qu’est ce que j’ai faim ! Je n’ai rien mangé depuis la veille midi. A quoi s’attendre comme petit déjeuner en garde à vue ? 20 centilitre de jus d’orange et deux minces petit lu, j’en profite pour lire et relire ce qu’il y a marqué sur les emballages histoire de m’occuper et évacuer mes pensées…Je m’étire, fait quelques massages. Il ne faut pas se laisser aller et désespérer, il doit bien avoir une solidarité au dehors ! Ça fait du bien de se dire cela. Vers 8h30 (je le sais car j’ai entendu mon réveil sonné à 8h15 : entendre les chœurs de l’armée rouge en prison, ça fait plaisir et ça redonne le sourire !!!), un homme passe dans les cellules, il tape à ma cellule (c’est la seule où la porte n’est pas transparente !) et me demande si ça va, avant même que j’ai eu le temps de réfléchir, il referme la porte et dit « c’est bon je le connais ». Moi aussi je connais cet homme, il s’agit des renseignements généraux, vous savez d’autres appellent ça, mais pour des pays autres que nos « républiques démocratiques », la police politique ! En tout cas ça sent la sortie, on vient me chercher pour la deuxième audience, on me dit que je risque une amende ou le tribunal, je vais être maintenant convoqué devant le procureur, je passe enfin devant la photo (vous savez avec le nom, la taille…etc.) et prise d’empreintes digitales…Là on me dit que je suis libre, je récupère mes papiers, mon argent a été compté, mes papiers analysé…Le policier qui me fait sortir rigole avec moi et enfin le soleil et l’air qui réchauffe ma peau, enfin la liberté. Ma sortie se fait par un large comité d’accueil. Ça me redonne le sourire même si je suis encore marqué…Merci à tous ceux qui se sont battus pour la solidarité avec Loïc, avec les interpellés…
 

 

III 
 
 
            A ma sortie, c’est tous les camarades qui m’attendent, c’est les amis sincères, ce sont des surprises aussi comme les professeurs d’histoire. Leur applaudissement fait chaud au cœur, leur solidarité me réchauffe et me remue…Ils ont été là pour nous, ils sont restés là la veille face à la Police en bouclier, qui les a matraqué !!! Ils ont résisté et sont encore plus déterminés…Et nous ? Et bien maintenant, je n’ai plus peur de tomber car comme le dit le célèbre chant de la libération (ou chant des partisans), « amis si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place ! ». Merci à tous, à toutes les organisations qui ont condamné ces provocations policières (FSE, Gauche Alter, PCF, NPA) !!             Maintenant avec le recul nous voyons que c’est la Jeunesse marxiste de Pau qui a été visé par ces arrestations, les deux étudiants arrêtés lors des heurts en font partis. La police n’a pas arrêté au hasard. Depuis le début de l’année, nous faisons un énorme travail dans les différents collectifs, toujours avec un message différent des autres organisations, réformistes…
            L’Etat montre son visage policier, n’hésitant pas à réprimer les étudiants si l’intérêt de la classe dominante est menacé ! Les étudiants remettent en cause une loi où l’Etat ne veut pas revenir, le peut il d’ailleurs ? Avec la crise économique, l’Etat peut il se permettre de revenir à la situation d’avant LRU ? il n’en a pas l’air. Notre analyse est claire, maintenant, si nous voulons gagner, faire triompher nos intérêts d’étudiants futurs travailleurs, il nous faudra briser l’Etat policier…Ce rapport de force n’est pas encore fait, c’est une lutte de longue haleine, il nous faut mener un combat politique intense chez les étudiants, les amener à la politique et à comprendre que leur émancipation ne passera que par la démolition de l’Etat capitaliste actuel…Les chiens de gardes du capital sont bien la police ! Le commissaire l’a bien expliqué. Il fallait arrêter les étudiants avant qu’ils ne brisent des vitrines…Défendre la propriété privée des moyens de production, défendre l’état actuel des choses, voila le rôle de la police. En luttant contre la LRU, nous remettons en cause l’état actuel des choses et la bourgeoisie ne peut le tolérer, alors soit nous rentrons dans les rangs du prolétariat servile, soit nous nous battons et devrons assumer les coups qui nous tomberons dessus, toujours nous nous en relèverons car les contradictions deviendront toujours plus forte entre les conditions de vie des travailleurs qui se prolétariseront et l’appropriation privée des richesses qui restera toujours entre les mains des capitalistes. C’est ainsi que nous serons plus forts et c’est ainsi que nous vaincrons…


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