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| NI CAUTION, NI ILLUSION : LE SEUL CHOIX, C'EST LE BOYCOTT! |
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ELECTIONS PARLEMENTAIRES EUROPEENNES LE 7 JUIN NI CAUTION, NI ILLUSION : LE SEUL CHOIX, C’EST LE BOYCOTT ! L'EUROPE CAPITALISTE est par nature... ...réactionnaire : Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les pays capitalistes se sont attachés à forger une machine supranationale pour assurer leur domination économique, politique et militaire sur le monde. Plan Marshall, Union de l'Europe occidentale, CECA, Alliance Atlantique, Traités de Rome, d'Amsterdam, de Maastricht, de Nice et aujourd'hui, la Constitution européenne sont autant d'étapes de la construction dont les objectifs étaient et demeurent les suivants : - Faciliter la course aux profits des multinationales, leurs mesures de concentration, de restructuration industrielle et financière et de délocalisation. - Enfermer, écraser les travailleurs dans un ensemble qui permet au patronat et aux gouvernements, d'invoquer les impératifs européens et mondiaux pour s'opposer aux revendications, pour justifier la casse industrielle et agricole. - Remettre en cause les conquêtes ouvrières en mettant en concurrence directe les travailleurs des pays aux lois sociales les plus avancées avec ceux des pays retardataires d'Europe et du reste du monde. - Organiser l'exploitation et la répression anti-ouvrière à l'échelon international. - Combattre les mouvements de libération nationale ; maintenir et développer l'exploitation coloniale sous d'autres formes y compris par la guerre par l'intermédiaire de l'OTAN. ...antisociale et répressive : L'Union Européenne est antisociale : Son rôle est de faire appliquer dans les pays membres des décisions voulues par le patronat et les multinationales. Dès sa création, la C.E.E. a eu pour fonction d'aménager l'espace pour les transnationales, de faciliter le passage des marchandises et des capitaux à travers les frontières, de faire régner la loi du profit. Le credo européen « rendre les entreprises plus concurrentielles » vise à abaisser le coût de la main d'œuvre pour les patrons, donc de réduire les rémunérations et le niveau de la protection sociale accroître la flexibilité du travail et la précarité. Aujourd'hui, il s'agit de faire payer la crise de leur système par les travailleurs. A mesure que le capitalisme va se montrer de plus en plus incapable de répondre à nos besoins (et avec la crise, cette réalité est devenue évidente), c'est là le sort qui nous est dévolu. Que font, dans ce contexte, les syndicats et les partis dits ouvriers ? La C.E.S (Confédération Européenne des Syndicats) est un des rouages du capitalisme international, une organisation de collaboration de classe dont le rôle spécifique est d'appuyer la politique d'intégration dans l'Europe capitaliste. La démarche qui prétend « démocratiser », œuvrer en faveur « d'autres choix » en se coulant dans le moule existant, livre les travailleurs à l'exploitation capitaliste. « Pour l'Europe mais contre Maastricht », « l'Europe autrement », « l'Europe sociale », «Pour une autre Europe», toutes ces formules ont pour point commun de discuter des modalités d'application tout en acceptant le principe de l'Europe du capital. Les forces politiques et syndicales qui se situent sur ce terrain couvrent en réalité les plans de la bourgeoisie, elles accréditent le mythe d'une Europe qui se situerait en dehors des intérêts de classe. L'union européenne est un espace judiciaire et policier: ébranlés par les secousses de la crise, les états capitalistes renforcent leur autoritarisme. La liquidation du droit d'asile avec la multiplication des extraditions, la libre circulation des polices et des « barbouzes » sont des faits révélateurs. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme nous assistons à l’accélération de la mise en place de cet espace policier. Mais le but véritable de cet appareil est de traquer les militants d'organisations révolutionnaires, syndicales et politiques n'ayant rien à voir avec le terrorisme mais qui s'opposent à un système économique et social de plus en plus mondialisé et injuste. A tout moment peut être mis en application le projet de loi européen qui classe sans équivoque comme « terroriste » toute revendication ou mouvement révolutionnaire qui met en cause la constitution en vigueur. ...antidémocratique : Le 4 février 2008, les députés et sénateurs français réunis à Versailles (tout un symbole !) ont perpétré un putsch institutionnel sans précédent en avalisant le traité Européen rejeté par le peuple français. En 2005, en effet, trompée par ses propres instituts de sondage, forte du consensus droite/ P.S. Social-libéral, la bourgeoisie monopoliste pensait obtenir une ratification massive du traité par les urnes, nullement satisfaire une aspiration de démocratie directe. Cette « erreur » n'aura donc pas été commise deux fois. Le 12 décembre 2008, le Conseil européen a décidé d’annuler le Non au traité de Lisbonne exprimé par les citoyens irlandais six mois plus tôt. Le gouvernement de ce pays s’est plié à cet oukase en promettant d’organiser un second vote à l’automne 2009. Une nouvelle fois, la bourgeoisie capitaliste montre son véritable visage. Sa référence constante à la « démocratie » et au suffrage universel masque sa violation réelle des droits démocratiques quand les résultats électoraux, malgré le conditionnement des médias, ne sont pas conformes à ses vues. L’Europe des travailleurs ne se fera pas DANS mais CONTRE les institutions de l’Europe capitaliste ! Les structures engendrées par l'impérialisme ne peuvent servir de cadre aux transformations sociales, ni répondre aux aspirations des travailleurs; Elles doivent être rejetées et brisées par les luttes des peuples souverains et solidaires. Voter c’est se soumettre à une machine à tromper et à écraser les travailleurs et les peuples ! Pour s’opposer aux attaques du capital, les travailleurs n’ont qu’une arme : Leurs luttes ! Pour abattre le capital, ils n’ont qu’une solution : La révolution ! LE 7 JUIN, LE SEUL CHOIX OFFENSIF ET REFLECHI C’EST LE BOYCOTT DES URNES !
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